28 mars 2007

Focus sur le lobby turc en France (1) - Introduction

Ce premier article marque le début d'un cylce de cinq articles liés au lobby turcophone.




A l'origine de ce cycle, le remarquable activisme du site web « Tête de Turc » visible entre autres par la publication des communiqués de presse au rythme d'un par jour. Créé en 2000, Tête de Turc est un collectif d’internautes bénévoles originaires de France, de Belgique et de Turquie. Partant du constat du blocage du processus politique d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne supposé supposément à une forme de « turcophobie occidentale » ou « syndrome Midnight Express » dont le collectif se propose de faire la « généalogie », l'objectif de ce site web militant est « d’apporter des informations complètes, détaillées et d’offrir un autre éclairage sur une actualité de la Turquie souvent tronquée par les médias francophone.

Voici la liste des articles prévus :

Commençons donc par une brève présentation de l'e-lobbying du site Web des "amis de la Turquie"
  • Il est à noter premièrement que le site Web est enregistré en Turquie (Istanbul) si l'on s'en réfère au Whois. En cas de problème juridique (diffamation, désinformation, etc.), il se place donc hors d'atteinte de la loi française.
  • Très bien positionné au point de vue du référencement, il possède un PageRank de 5/10 et est référencé dans la matrice de Google News Fr. Aussi, depuis sa création, le 23 novembre 2000, le site Web a été visité par plus de 310 000 lecteurs soit une moyenne de 3500 à 4000 lecteurs par mois aujourd'hui
  • L'activisme du site Web "Tête de Turc" est non seulement visible au travers du rythme effreiné de publication de communiqués de presses sur les thématiques de l’adhésion à l’UE et de l’image turque en France, du génocide arménien, de la question chypriote et du PKK, mais aussi via la publication d'études et de rapports supposés "objectifs";
  • Enfin, on peut considérer que le site Web met en oeuvre des stratégie de perception management en ce qu'il propose une interprétation des raison du déficit d’image de la Turquie en France et tente d'améliorer son image en proposant une déconstruction "objective" des préjugés turcophobes. En termes d'opération d'influence, on peut citer en exemple la création d’un mémorial virtuel en l’honneur des victimes sans sépulture des « atrocités perpétrés par les Arméniens sur les populations turco-musulmanes ont fait plus d’un million de morts ». Ce "mémorial" prend directement à contre-pied la problématique de la reconnaissance du génocide arménien par les autorités françaises
Chronologie indicative UE – Turquie

  • 1963 : Signature du protocole d’Ankara ; la question de l’intégration fait son apparition.
  • 1987 : Une vingtaine d’année plus tard, la Turquie fait sa première demande d’adhésion.
  • 1998 : La Commission et le Conseil européen adoptent « Une stratégie européenne pour la Turquie ». Dès lors, la Turquie entreprend un rapprochement de sa législation à celle des États membres de l’UE, elle doit aussi reprendre l’acquis communautaire. La Commission versera 50 millions d’euros par an pour la mise en œuvre de la stratégie. À partir de 1998, la Commission publie des rapports dressant le bilan des efforts de la Turquie pour répondre aux critères demandés pour d’abord ouvrir des négociations en vue de son adhésion.
  • 2004 : Cette année marque l’échec du projet de constitution avec le blocage du processus référendaire en France. Cependant, le Traité constitutionnel européen allait vers une constitutionnalisation du rôle des groupes d’intérêt issus de la société civile.

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